Les deux jardins
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Le jardin d’Eden
Adam et Eve, nos premiers parents, vivaient heureux dans le jardin d’Eden, jardin de délices, où ils jouissaient pleinement de la beauté de la nature. Dieu avait dit à l’homme : « Tu mangeras librement de tous les arbres du jardin mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement » (Genèse 2 v.16)
Le bonheur de l’homme et de la femme fut de courte durée car bientôt, Satan le diable, celui que Jésus appelle « le meurtrier dès le commencement, le menteur et père du mensonge » (Jean 8 v.44) se présente à Eve sous la forme d’un serpent, lui disant :
« Dieu a-t-il vraiment dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? »
La femme répondit : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin, mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez. »
Remarquons la différence entre ce que Dieu a dit : « … tu mourras certainement. » et ce que la femme dit : « … de peur que vous ne mouriez. »
Le serpent dit à la femme : « Vous ne mourrez pas […] mais vos yeux seront ouverts et vous serez comme Dieu… »
La femme vit que l’arbre était bon, un plaisir pour les yeux, désirable pour rendre intelligent. Elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna à son mari qui en mangea aussi.
Voilà où mènent la convoitise des yeux (La femme vit que l’arbre était bon, un plaisir pour les yeux) et l’orgueil (désirable pour rendre intelligent) :
« Chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ensuite la convoitise ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, une fois commis, produit la mort. » (Jacques 1 v.14-15)
« Tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie – n’est pas du Père, mais du monde… » (1 Jean 2 v.16) du monde dont Satan est le prince (Jean 12 v.31 et 16 v.11)
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Le jardin de Gethsémané
L’histoire de l’homme commence dans le jardin d’Eden où Adam, le premier homme, succombant aux tentations de Satan, introduisit le péché dans le monde.
Quarante siècles plus tard, dans un autre jardin, à Gethsémané, Jésus, saisi d’effroi et de tristesse jusqu’à la mort, se prépare à la victoire sur le péché au prix de ses souffrances infinies à la croix.
C’est la nuit, celle qui précède le jour de sa condamnation et de sa crucifixion. Jésus, sachant toutes choses à l’avance, s’éloigne de ses disciples et subit l’attaque de Satan qui profite de l’angoisse du Sauveur pour tenter de le détourner du dessein de Dieu datant de toute éternité. Jésus se jette contre terre et supplie le Père : « Abba Père, pour toi tout est possible ; fais passer cette coupe loin de moi… ». Il s’agit de la coupe de la colère de Dieu contre nos péchés, coupe qu’il allait boire jusqu’à la lie durant les heures ténébreuses de la croix. Il supplie le Père trois fois, mais dans sa parfaite obéissance il ajoute : « non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux toi ! ». Il est « devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. » (Philippiens 2 v.8)
Mais il n’est pas resté dans la mort, il est ressuscité !
Au jardin d’Eden, le diable Satan a réussi à faire tomber l’homme dans le péché qui conduit à la mort (Romains 6 v.23) tandis qu’au jardin de Gethsémané, Jésus acceptant la coupe de la colère divine que le Père lui présentait, a vaincu le diable par ses souffrances, sa mort et sa résurrection.
« Par sa mort, il a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (Hébreux 2 v.14)
Vainqueur de Satan et du monde,
Le Fils de Dieu sort du tombeau :
Aux horreurs d'une nuit profonde
Succède le jour le plus beau.
Plus de terreur, plus de détresse !
Ô chrétiens, peuple racheté,
Avec une sainte allégresse,
Chantons Jésus ressuscité !
(H & C n° 124)
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A la semaine prochaine ...
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