Sous la vague
* * *
Madame Brown se tient sur le seuil de sa maison, scrutant anxieusement la route. Soudain elle aperçoit de loin un jeune homme vêtu de bleu qui approche (Le bleu est la couleur du vêtement des marins). Elle se précipite au-devant de lui, certaine que c’est son fils unique qui revient enfin de son voyage en mer. Mais elle s’aperçoit vite de son erreur. Mal à l’aise, Pierre se présente rapidement comme un ami du fils attendu.
– Ah oui, j’ai entendu parler de vous… Où est mon fils, mon Jimmy ?
– Il… il… le bateau a heurté un rocher…
Pierre ne peut achever. Elle a compris la triste nouvelle. Après un cri de douleur, elle se reprend, et demande comment s’est passé le naufrage. Seulement vingt rescapés sur cent hommes. Jimmy est mort…
Après un moment de silence, elle demande :
– Avez-vous vu mourir mon fils ? Comment est-il mort ?
– Madame, je ne peux pas vous le dire.
Elle insiste :
– Vous devez me le dire. Je sais qu’il est mort en paix, car j’ai tant prié pour lui.
Il refuse encore, mais elle insiste, et il articule enfin :
– Une vague l’a englouti alors qu’il jurait et blasphémait.
La pauvre mère s’affaisse sous le choc. Puis, montrant à Pierre son texte favori, suspendu au mur :
“Pour Dieu, tout est possible” (Matthieu 19 v.26), elle reprend :
– Même après ce que vous m’avez raconté, je crois que Dieu a sauvé mon enfant.
Les yeux pleins de larmes, elle poursuit sur un ton qui révèle une foi et une confiance telles que Pierre n’oubliera jamais : Le Seigneur l’a rencontré sous la vague…
Après l’annonce de cette terrible nouvelle, plusieurs mois passent. Madame Brown vit seule avec son chagrin. Elle prie beaucoup, fermement persuadée que Dieu, dans son amour et sa miséricorde, n’a pas laissé périr son fils.
Jimmy avait causé beaucoup de chagrin à sa mère. Il buvait, et se moquait de la religion.
Toutefois, même après avoir appris de quelle manière il avait été englouti sous la vague, elle refuse de perdre espoir.
La veille de Noël, elle reçoit une lettre, dont l’adresse est tachée et barbouillée. Elle contient un court message :
« Chère Maman, je suis en vie et je viendrai bientôt à la maison. Dieu soit loué ! Il a sauvé mon corps comme mon âme. Ton fils : Jimmy. »
Elle pose la lettre sur la table :
– Oui, Dieu soit loué, car pour lui tout est possible !
Ce même soir, on frappe à la porte : c’est Jimmy ! Bien changé, pâle et amaigri, il a dans le regard une lumière inhabituelle. Voici son histoire : après la vague, il s’est agrippé à une grosse pièce de bois, et a réussi à nager pendant plusieurs heures jusqu’au rivage. Un pêcheur l’a trouvé, recueilli et soigné. Il est resté pendant plusieurs semaines entre la vie et la mort. Enfin, après une longue convalescence, il a travaillé pour pouvoir payer son retour.
– Et comment Jésus est-il devenu ton Sauveur ?
– Maman, le Seigneur m’a rencontré sous la vague. J’ai revu toute ma vie passée, ma vie de péché, et j’ai crié : « Seigneur, sauve-moi ! ». Et il m’a sauvé.
(Tiré de L’Almanach évangélique 1976)
Parents chrétiens, ne cessons pas de prier pour le salut de nos enfants !
* * *
A la semaine prochaine...
... pour un autre message.